mercredi 27 juin 2018

Si tu t'éloignes de moi

Si tu t'éloignes de moi

de Joy Fielding / Michel Lafon / 377 pages

Quatrième de couverture : 

Robin est brouillée avec sa famille depuis que son père a épousé Tara, sa meilleure amie de lycée auparavant fiancée à son frère. Mais quand elle apprend qu’ils sont entre la vie et la mort à l’hôpital après un cambriolage qui a dégénéré, elle décide de rebrousser chemin et de se rendre à leur chevet. Psychanalyste aguerrie, elle utilise ses compétences pour se rapprocher de sa demi-sœur, la fille de Tara, qui est sortie physiquement indemne de cette tragédie. Alors qu’elle replonge dans l’histoire de sa famille, Robin découvre que ses proches ont tous des petits secrets à cacher, et que l’un d’eux est peut-être à l’origine du drame…

Ce que j'en ai pensé : 

Merci à Michel Lafon pour ce partenariat ! 

En ce moment j'avais envie de me laisser tenter par d'autres genres dont le thriller et c'est dans cette catégorie qu'est rangé ce roman. 

Lorsque j'ai commencé Si tu t'éloignes de moi les premiers chapitres ne m'ont pas passionnés. Cette impression mitigée s'est un peu améliorée puisque j'avais envie de découvrir la suite. Cependant je pense que l'on peut dire que l'intrigue se déroule lentement. Et pour moi trop lentement. Malgré le fait que je ne sois pas une spécialiste du thriller, j'attends de ce genre qu'il me tienne en haleine, qu'il y ait du rythme ainsi que des rebondissements. Ici le tempo était trop lent malheureusement. 

L'histoire et l'intrigue ne sont pas inintéressantes. Robin, une psychologue, revient après une longue absence dans sa ville natale notamment car Tara, sa meilleure amie du lycée est à l'hôpital dans un état critique. Mais le problème revient toujours au rythme qui n'est pas battu assez vite. Dans ces conditions, on ne peut pas apprécier pleinement l'histoire.

Les personnages ont des soupçons de caractère et ne sont pas tous forgés dans le même moule. Mais cette impression générale en demi-teinte me revient sans cesse à l'esprit au moment où je vous écris cette chronique : rien n'est désastreux ... mais rien n'est exceptionnel à mes yeux. Je ne me suis pas spécialement attaché aux personnages. Je suis plutôt neutre à leur égard. Malgré tout, j'ai apprécié le fait qu'on nous présente si ce n'est des personnages atypiques du moins des personnages peut-être plus réalistes que dans d'autres défauts car ils ne sont ni tout blanc, ni tout noir. 

Il y a des rebondissements. Les faits ne sont peut-être pas ceux qui coulent le plus de source ... mais à nouveau le fait que cela se déroule assez lentement fait que l'on n'est finalement presque pas surpris et qu'on s'y attend presque

Pour conclure, ce roman est globalement une bonne lecture. Je ne suis pas une spécialiste du genre et je pense qu'il ne faut pas l'être pour réussir à l'apprécier. Une histoire pour rentrer en douceur (et tout doucement) dans le monde du thriller sans être effrayé. Ce livre peut sans problème être lu en pleine nuit ! 

Coup de coeur - Passionnant- Très bon - Agréable - Sans plus - Laborieux - Vraiment horrible

Des thrillers pas trop hard à me conseiller ?

lundi 18 juin 2018

Tortues à l'infini

Tortues à l'infini

de John Green
Gallimard Jeunesse
345 pages

Quatrième de couverture :

Aza, seize ans, n'avait pas l'intention de tenter de résoudre l'énigme de ce milliardaire en fuite, Russell Pickett. Mais une récompense de cent mille dollars est en jeu, et sa Meilleure et Plus Intrépide Amie Daisy a très envie de mener l'enquête. Ensemble, elles vont traverser la petite distance et les grands écarts qui les séparent du fils de Russell Pickett : Davis.
Aza essaye d'être une bonne détective, une bonne amie, une bonne fille pour sa mère, une bonne élève, tout en étant prise dans la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles.
Aza, Daisy, Davis, trio improbable, trouvent en chemin d'autres mystères et d'autres vérités, celles de la résilience, de l'amour et de l'amitié indéfectible.

Ce que j'en ai pensé :

John Green et moi, ce n'est pas une histoire d'amour. J'ai commencé par le découvrir par le biais de son plus célèbre roman : Nos étoiles contraires. Et ça s'est arrêté là car je ne suis pas tombé sous le charme de son écriture et de son style. Lorsque j'ai reçu ce roman dans ma boite aux lettres (Merci à Gallimard Jeunesse au passage !) le résumé m'a tout de même un peu plus attiré et je me suis dit que j'allais donner une deuxième chance à cet auteur.

Ce roman est présenté comme le plus personnel de John Green. Il met en scène Aza, une adolescente de 16 ans qui est atteinte de troubles obsessionnels compulsifs. Elle a tout le temps peur de tomber malade, pense sans cesse aux milliers de bactéries qui vivent en elle, ne peut pas s'empêcher de s'asperger de solution hydro-alcolique. Tout de suite ce thème m'a plus accrochée que nos étoiles contraires. On ne met pas en scène des adolescents avec des maladies (et graves en plus) pour faire pleurer les chaumières mais là, le thème me semble plus original puisque je n'ai encore jamais lu de roman à ce propos.

Le personnage d'Aza m'a plutôt plu. Bien sûr qu'elle peut sembler énervante pour certains mais moi je l'ai trouvé plutôt sympathique et j'ai apprécié la façon dont John Green a décrit son trouble. Les autres personnages sont plutôt attachants : Daisy -la meilleure amie flingueuse -, Davis - le poète milliardaire- . J'aurais toutefois bien aimé que le personnage de Noah (le frère de Davis) soit un peu plus développé. 

L'histoire est un peu rocambolesque mais à le mérite d'attirer notre attention et de nous donner envie de lire les chapitres les uns après les autres. Avec ce deuxième roman, j'ai l'impression que John Green donne toujours une impression de facilité malgré la difficulté des situations; la situation semble couler d'elle même et poursuivre tranquillement son court. Cette ambiance feel good pourra plaire ou déplaire. Pour le coup, ce roman m'a plu et est placé bien évidemment avant Nos étoiles contraires parmi mes préférences.

Coup de coeur - Passionnant- Très bon - Agréable - Sans plus - Laborieux - Vraiment horrible

Quel est votre livre préféré de John Green ? 

lundi 28 mai 2018

Invitation pour la petite fille qui parle au vent

Invitation pour la petite fille qui parle au vent

de Sébastien Fritsch / Editions Fin mars début avril / 286 pages

Quatrième de couverture :

Chaque âge a ses questions, ses inquiétudes, ses joies et ses blessures, ses hésitations et ses certitudes. De Paris à Nancy, des bidonvilles kenyans aux portes du Mercantour, des années 1950 à aujourd'hui, "Invitation pour la petite fille qui parle au vent" évoque celles d'un homme ordinaire, un médecin légiste timide, et de son entourage.
Nous croisons aussi une romancière talentueuse, une mère de famille dépassée, trois soeurs, un amoureux sans avenir... et la petite fille qui parle au vent.
Chacun à sa manière, nous suggère que la vie se bâtit de rencontres mais également d'absences.


Ce que j'en ai pensé :

Je cherchais un nouveau roman à lire et j'ai décidé de piocher dans ma bibliothèque où les livres sont parfois oubliés pendant un moment. Finalement j'ai décidé de me laisser tenter par Invitation pour la petite fille qui parle au vent.

Le début du roman m'a pas mal perturbé puisque l'on changeait de personnage tous les chapitres ainsi que de période temporelle. Par la suite, les liens entre tous les personnages se dévoilent et l'ensemble devient plus clair. La seconde partie du roman m'a d'ailleurs plus interressée que le début.

J'ai aimé le lieu du roman ainsi que le fait qu'un des personnages soit médecin légiste.

Malgré cela, je n'ai malheureusement pas trouvé l'histoire palpitante et je finis ce roman avec la phrase "Tout ça pour ça !"

Coup de coeur - Passionnant- Très bon - Agréable - Sans plus - Laborieux - Vraiment horrible

Connaissez-vous cette maison d'édition ?

lundi 21 mai 2018

Les mille visages de notre histoire

Les mille visages de notre histoire

de Jennifer Niven / Gallimard Jeunesse / 448 pages

Quatrième de couverture :

Tout le monde croit connaître Libby Groby, pourtant, personne ne s’est jamais intéressé qu’à son obésité. Elle a longtemps vécu recluse dans sa chambre, cachant son corps et ses angoisses. Cette année, sa vie peut changer : Libby s’est inscrite au lycée.
Tout le monde croit connaître Jack Masselin : étudiant rebelle, sexy… aux réactions imprévisibles. Sous son arrogance, Jack a enfoui un secret douloureux.
Une histoire d’amour rédemptrice. Des ados justes et charismatiques et le courage de s’accepter tel que l’on est.

Ce que j'en ai pensé :

Merci à Gallimard Jeunesse pour ce partenariat.

Si vous avait lu Tous nos jours parfaits, vous savez que Jennifer Niven a une sorte de douceur et de beauté dans sa plume. Et elle l'a reprise pour rédiger Les mille visages de notre histoire. 

L'histoire alterne entre le point de vue de Libby, ancienne obèse morbide mais toujours obèse et celui de Jack un étudiant un peu je m'en foutiste. Déjà là, vous savez que c'est un bon point pour moi car 2 points de vue = 2 fois plus de détails pour l'histoire = un roman d'autant plus intéressant et accrocheur !

L'histoire peut paraitre un peu cliché et j'avoue que le résumé renforce cette idée : une "grosse", un gars sexy mais qui risque de l'aimer malgré ces kilos en trop. Soyons cru mais soyons honnête ! Je peux vous assurer que je ne suis pas une dévoreuse de romans à l'eau de rose pour du roman à l'eau de rose. Un par si, ça va mais je ne lirais pas que ça et je risque de bien m'ennuyer si l'histoire se base sur ça seulement ... Ici l'auteure réinvente, ajoute du charme, un certain style avec ses mots. 

J'ai aimé Libby car c'est un personnage totalement attachant, plein de peps, avec une répartie en or ! La description principale qu'on faisait d'elle : la plus grosse fille d'Amérique, est bien vite partie de mon esprit quand j'ai découvert qu'elle avait une vraie personnalité. 
Concernant Jack, il apparait un peu plus cliché mais je l'ai tout de même apprécié en découvrant son histoire. 

Ce roman m'aura également fait découvrir une maladie que je ne connaissais pas et dont notre cher Brad Bitt est - semblerait-il- atteint : la prosopagnosie. La prosopagnoquoi ? Vous allez certainement me répondre. Du calme, j'allais y venir. C'est l'impossibilité pour une personne de reconnaitre les gens grâce à leur visage. 

Pour conclure, si vous avez aimé Tous nos jours parfaits, je vous le recommande. Ce n'est pas la même histoire ni le même thème mais cette même ambiance est toujours présente et vous fera à nouveau aimer l'écriture de Jennifer Niven. 

Coup de coeur - Passionnant- Très bon - Agréable - Sans plus - Laborieux - Vraiment horrible

Avez-vous lu ce roman ou Tous nos jours parfaits ?

mardi 15 mai 2018

Lux tome 2 : Onyx

Lux tome 2 : Onyx

de Jennifer L Armentrout / J'ai lu / 441 pages

Quatrième de couverture :

En Virginie-Occidentale, la vie de Katy a changé depuis sa rencontre avec Daemon et Dee Black. Les jumeaux sont beaux et charmants mais pas tout à fait humains. D'ailleurs, le département de la Défense s'intéresse à Daemon. Par ailleurs, Katy a des visions et un garçon mystérieux prétend pouvoir l'aider.

Ce que j'en ai pensé :

J'ai lu ce second tome peu de temps après le tome 1 qui avait été un coup de coeur. Je ne sais pas si c'est le fait d'avoir laissé trop peu de temps entre les deux lectures, si c'est parce que l'univers n'était pas une totale nouveauté pour moi ou bien pour une autre raison mais ce second tome m'a moins plu que le premier.

Dans ce tome on voit arriver un nouveau personnage : Blake. J'ai aimé le fait que ce personnage apporte de nouvelles informations, de nouvelles questions mais par contre je regrette le choix de l'auteur de nous faire un semblant de triangle amoureux.

Cela fait un moment que j'ai lu ce roman donc ma chronique ne sera pas très précise. J'ai bien sûr l'intention de continuer cette saga. J'attends de voir ce que cela va donner.

Coup de coeur - Passionnant- Très bon - Agréable - Sans plus - Laborieux - Vraiment horrible

Que pensez-vous de cette saga ?

mercredi 9 mai 2018

Trouble vérité



Trouble vérité

de e.lockhart / Gallimard jeunesse/ 350 pages


Quatrième de couverture : 
Que fait Jule dans un hôtel de luxe au Mexique, avec une valise pleine de perruques, de maquillage et de tenues différentes ? Et où a disparu la mystérieuse et charismatique Imogen ? De Las Vegas à New York, en passant par Londres et San Francisco, on déroule le fil de l'histoire d'une amitié dangereuse entre une héritière en fuite, orpheline, tricheuse, et une sportive, caméléon social que rien n'arrête. Mais qui est Jule ? Et qui est Imogen ?



Ce que j'en ai pensé :

Merci à Gallimard Jeunesse pour ce partenariat.

e. lockhart je l'ai découverte par un autre roman publié chez Gallimard Jeunesse : Nous les menteurs. Ce roman avait une ambiance mystérieuse et une fin à rebondissement. J'avais donc hâte de lire Trouble vérité pour voir si l'auteure avait à nouveau réussi à créer le même genre d'histoire. 

Trouble vérité nous plonge dans un univers de "fille à papa" dont le rôle est tenu par Imogen, une jeune femme sûre d'elle, belle, riche, tranchante. Elle partage la pièce avec Jule, son amie (meilleure amie ?) qui ne vient cependant pas du même monde : boursière, athlétique, plus discrète. 

L'auteure, comme pour Nous les menteurs, décide de semer les indices au fil du récit. Le lecteur sera d'abord un peu perdu, ne sachant pas où on veut le mener mais peu à peu les pièces du puzzle vont s'assembler. 

Pour ce roman, e. lockhart fait le choix audacieux et astucieux de construire son livre sous la forme d'un compte à rebours inversé. Partant d'une scène, on remonte dans le temps à chaque nouveau chapitre. Ce choix peut être tout d'abord déstabilisant car les repères temporels sont perturbés mais donne un goût de revient-y à l'histoire pour la rendre addictive. 

Je ne m'attendais pas forcément à ce qui allait se passer et j'ai passé un agréable moment à lire ce roman. A un certain moment de l'histoire je me demandais pourquoi il y avait encore des chapitres puisque l'histoire était pour moi terminée mais l'auteure avait encore quelques dés à jouer avant que cela soit réellement terminé. 

La toute fin du récit est malheureusement pour moi un flop. L'auteure nous avait habitué à mieux avec Nous les menteurs et même avec le suspense qui règne durant tout le récit. J'ai eu l'impression qu'on me claquait la porte au nez alors que j'étais en train d'entrer dans une autre pièce ... c'était un peu abrupte...

Coup de coeur - Passionnant- Très bon - Agréable - Sans plus - Laborieux - Vraiment horrible

Est-ce-que ce roman vous tente ?

lundi 7 mai 2018

Mille baisers pour un garçon

Mille baisers pour un garçon

de Tillie Cole / Hachette / 288 pages

Quatrième de couverture :

Poppy et Rune sont amoureux depuis l'enfance. Ils pensaient que rien ni personne ne pourrait jamais les séparer. Jusqu'au jour où Rune est parti deux ans dans sa Norvège natale...

Pourquoi Poppy cesse-t-elle alors de répondre aux appels de Rune ? Pourquoi avoir coupé les ponts, sans raison, sans explication ?

Rune a le sentiment qu'on lui a arraché le cœur. Poppy, elle, a le cœur brisé par un secret bien trop lourd. 

La vie leur laissera-t-elle le temps de se retrouver et de s'aimer ?

Ce que j'en ai pensé :

La note Livraddict de ce roman (quasiment 18/20) m'avait donné envie de le découvrir. Je ne suis pas une fana des romances, je préfère une petite histoire d'amour au sein d'une autre intrigue, mais il peut m'arriver d'en lire quelques fois en été.

Malgré ce que semble avoir ressenti la plupart des lecteurs, ce roman n'a pas eu l'effet escompté sur moi. En effet, je n'ai pas été émue aux larmes. Pour moi, cela reste une romance classique. Je n'ai pas trouvé l'intrigue particulièrement innovante. Comme presque à chaque fois, les éléments de l'intrigue peuvent être devinés à l'avance.

Cependant, j'ai vraiment aimé la philosophie de Poppy. Sa réflexion, malgré son jeune âge, ressemble à celle d'une femme mûre. Mon personnage préféré de cette histoire reste la grand-mère de Poppy. Je regrette seulement qu'elle n'intervienne pas plus longtemps dans le récit.

Concernant l'épilogue, j'ai trouvé qu'il arrivait un petit peu comme un cheveu sur la soupe.

En bref, cette romance n'aura pas fait l'effet wahou. C'est un livre court qui passe très bien entre deux lectures. Il ne faut tout simplement pas s'attendre à quelque chose d'extraordinaire.

Coup de coeur - Passionnant- Très bon - Agréable - Sans plus - Laborieux - Vraiment horrible

Est-ce-qu'une romance vous a déjà particulièrement touché ?
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